Festival Transat : valoriser la jeune création, et l’art dans les territoires

Du 15 juin au 15 septembre, le festival Transat, porté par Les Ateliers Médicis, reprend ses quartiers d’été pour une seconde édition dans le cadre de l’ « Été culturel » proposé par le ministère de la Culture. Cette manifestation culturelle a pour objectif de faire se rencontrer artistes et publics dans des lieux du champ social situés en périphérie urbaine et dans les territoires ruraux, et de partager autour de l’art, de la perception et de la création artistique, hors des sentiers battus.

Le dispositif Transat a également vocation à soutenir les artistes dans la reprise de leur vie culturelle et artistique après plusieurs mois troublés par la crise sanitaire, et notamment les plus jeunes.

Pensé comme un véritable festival de résidence d’artistes, Transat accueille et met en résidence de jeunes artistes aux univers variés, au sein d’établissements non culturels et qui ont un projet artistique qui tient compte de la diversité des territoires et des publics. La  durée des résidences varie de 3 à 6 semaines. Ces résidences permettent aux artistes de se dédier à la création culturelle d’une part, et à la rencontre avec le public d’autre part.

Près de 200 artistes seront ainsi en résidence dans le cadre de l’édition 2021 du festival Transat, pour une aventure artistique qui promet d’être singulière, inclusive, contemporaine et riche de partages.

 

Rencontre avec Cathy Bouvard, Directrice des Ateliers Médicis.

Comment le festival Transat soutient-il la jeune création ?

Cette démarche est la prolongation du travail et de la réflexion que nous menons au sein des Ateliers Médicis, à savoir prendre en compte toute une génération d’artistes pour qui la relation à l’autre fait partie intégrante du processus de création. Pour beaucoup de jeunes créateurs aujourd’hui, la question du territoire et de la relation avec les habitants du territoire est centrale. Les Ateliers Médicis et, a fortiori, le festival Transat permettent de s’engager dans une démarche artistique en ce sens. En effet, lorsque le premier confinement est arrivé, nous nous sommes posé la question de savoir comment accompagner les jeunes artistes pour les aider à recréer du lien, une relation avec les habitants. De cette réflexion est né le festival Transat.

 

Quelles disciplines seront représentées dans le cadre de cette deuxième édition ?

Nous avons 173 artistes en résidence cette année. Des plasticiens, des musiciens, des auteurs, des écrivains, des designers, des architectes ou encore des photographes. C’est toute une palette de disciplines artistiques qui sera mise à l’honneur.

 

Quelles formes prennent les résidences artistiques ? Dans quels lieux se déroulent-elles ?

Le festival Transat accueille des résidences artistiques plutôt courtes qui vont de 3 à 6 semaines. Les artistes sont hébergés au sein de lieux très divers comme des associations d’aide aux migrants, des centres d’hébergement d’urgence, des maisons d’arrêt, des réseaux d’EHPAD… Il y a une réelle volonté d’installer les artistes au sein de structures du champ social et non au sein de lieux culturels, afin d’amener la culture jusque dans les lieux qui n’ont pas l’habitude de recevoir des manifestations artistiques. Cela change le rapport à l’art et le rapport à l’artiste.

 

Comment le festival Transat permet-il aux artistes de renouer avec le public ?

Les artistes renouent avec le public grâce à leur expérience très singulière qu’ils vivent dans le cadre du festival. Ils se retrouvent immergés au sein de structures qui accompagnent des personnes en situation médicale ou sociale particulière pour créer et partager. Cette démarche leur permet de travailler leur porosité aux paroles qui circulent, aux trajectoires qui les entourent. Le festival Transat permet de vivre des moments très privilégiés et rares qui transcendent la création artistique.

 

Quel bilan font les artistes de la première édition du festival ? Leur a-t-elle été bénéfique ?

Nous avons eu de très beaux témoignages d’artistes. La plupart d’entre eux ont eu l’impression que, tout d’un coup, il était possible de recréer des liens, de renouer avec des gens après des temps d’isolement longs. Des relations très particulières se sont nouées, notamment parce que les artistes vivent sur le lieu de leur résidence artistique et qu’une vraie relation se crée avec les personnes qui occupent le lieu en question. Pour beaucoup d’artistes, le festival a également permis de se remettre au travail et de retrouver un espace pour créer. D’une manière générale, cela a donné de nouvelles perspectives aux artistes qui se nourrissent de la rencontre avec le public et qui ont envie de s’inscrire dans des relations un peu hors normes, avec des gens aux parcours différents.

 

Programme

Il se passe forcément quelque chose près de chez vous cet été !

CMBV @Pascal le Mée

2e édition de l’Été culturel

2e édition placée sous le signe de la solidarité

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